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LE SPORT... |
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DROITS ET DEVOIRS DES HAUT GRADÉS |

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JUDO FUTUR-Ô-CLUB |
SHIN GI TAI, de quoi s'agit-il ?SHIN veut dire « esprit » c'est le caractère et « la manière d'être » dans tous les actes de la vie. GI c'est la « technique » la connaissance que l'on acquiert par la pratique continuelle. TAI c'est le « corps » qui représente les qualités physiques, souplesse, rapidité et force, en résumé c'est la « forme » physique. Ces trois éléments composent donc notre personnalité de Judoka, non seulement sur le tatami mais dans la vie en général. C'est au fi l des années que l'on a pu développer ces qualités et évoluer dans l'échelle des grades. Être un haut gradé implique un certain vécu qui doit refléter nos fondamentaux : Ce statut de haut gradé pose un certain nombre de questions, de fond et de formes. - Je suis un haut gradé, donc ai-je droit au respect ? Sans doute Mais le respect ça se mérite. Ce n'est pas une valeur innée ; elle se construit et se mérite au quotidien. - Je suis un haut gradé : j'ai la connaissance .. Mais la connaissance doit se partager, se diffuser. Elle est au service des autres ; sans cela la connaissance est vide de sens. - Le haut grade implique l'humilité, l'humilité de reconnaître que le chemin de la connaissance est long. Le haut gradé est à la fois un maître et un perpétuel étudiant. - Le haut gradé a le devoir « moral » de toujours pratiquer, d'étudier, de faire grandir le Judo. - Des droits oui, bien sûr, mais comme tous les Judokas. - Je suis un haut gradé, dois-je avoir plus de droits que les autres Judokas ? Quels droits ? Ceux qui s 'appliquent statutairement, ou des droits « moraux » implicites, ceux qui s'imposent à chacun en raison d'un parcours, d'une exemplarité, de valeurs intrinsèques ? La famille Judo, par sa culture, a ses propres codes, (je ne parle pas ici du code moral). Ces codes qui font que chacun se reconnaît en l'autre et se situe dans une hiérarchie de « valeurs morales ». La hiérarchie graduelle est une institution qui a permis au Judo de se développer. Elle ne donne pas droit systématiquement à la reconnaissance « morale » du haut gradé. - Le haut gradé s'est forgé au « fi l du tatami » une philosophie du Judo. Il a intégré, digéré, les valeurs du Judo. - Il doit être l'ambassadeur, le gardien, l'exemple à suivre, le modèle. - Le haut gradé doit être la quintessence de nos valeurs. Parler des droits et devoirs du haut gradé, c'est parler d'une somme de choses évidentes qui doivent s'imposer à nous. Mais le sage dit : « L'évidence est souvent cachée par nos certitudes » Fort de cette vérité, il faut réaffirmer nos valeurs et qui nous sommes. Pour conclure sur les droits et devoirs du haut gradé, afin d'aller à l'essentiel : ses droits sont ceux de tous les judokas, ses devoirs sont ceux que sa conscience de haut gradé lui dicte… ! Serge Feist 7 ème dan |