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JUDO FUTUR-Ô-CLUB |
Récit du 1er Voyage de Greg au Japon Je m'appelle Grégory Morencio, j'ai 20 ans et je pratique le judo depuis que j'ai 5 ans, je suis ceinture noire 2 ème dan. Comme la grande majorité des passionnés de Judo, mon rêve était de partir au Japon pour découvrir les sources du judo. Après avoir travaillé tout un été, économisé pendant 1 année et avec une aide financière de l'Apasca, j'ai pu réaliser ce rêve. Voilà le récit de ces 2 semaines d'aventures. Lundi 20 juin Départ pour Vienne (Autriche) de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle à 10h40 à bord de la compagnie Austrian Airlines. La distance entre Paris et Vienne est de 1050km et entre Vienne et Tokyo, il y a 9125km. Ce qui fait au total 10175km effectué en 13h30 selon les indicateurs situés dans l'avion. Je n'ai pas besoin de vous dire que 13h30 dans un avion paraissent une éternité surtout quand c'est un rêve qui se réalise.
A gauche, la côte russe avec la mer et à droite les montagnes japonaises Nous sommes partis à 17, j'étais le plus jeune (19 ans) et la personne la plus âgée avait (64 ans).Même si nous n'étions que 17, nous avons fait plus de bruit que tout le reste de l'avion qui était rempli de Japonais. En effet, les Japonais sont des personnes très discrètes et très respectueuses, c'est un des premiers contrastes que j'ai perçu entre les deux civilisations, même si on leur bloque le passage quand ils veulent se déplacer dans l'avion, ils préfèrent attendre derrière vous plutôt que de vous déranger pour passer. A l'heure du repas, nous avions tous un peu peur de ce qui allait être servi, mais ce fut une excellente surprise quand nous avons découvert le plat et une bonne partie de rigolade quand nous nous sommes servis des baguettes. Mardi 21 juin Nous arrivons au Japon à 8h55 heure local. Il nous reste encore 1h de train avant d'arriver à l'hôtel, malheureusement l'un de nous a oublié un sac dans le train ce qui nous a causé un retard de 2h.Trois personnes du groupe sont partis chercher le sac, les quatorze autres sont restés sur le quai, nous n'avions toujours pas vu à quoi ressemblait le Japon sauf dans les aéroports et les gares. Nous avons appris à cette occasion que les japonais ne sont pas des voleurs, on peut laisser son sac dans le train ou son vélo devant un supermarché sans antivol quand on revient, tout est encore là. Sur le quai, il y avait une petite fenêtre qui donnait sur une rue typiquement japonaise, c'est-à-dire : une rue très étroite seulement une voiture pouvait passer, énormément de personnes qui se déplacent à vélos, les poteaux électriques avec au minimum 30 câbles qui partaient dans toutes les directions (l'électricité n'est pas enterré à cause des tremblements des Terre qui obligerait les Japonais à creuser pour rebrancher les câbles à chaque secousse !!!!) et un petit restaurant où nous pouvions voir tout ce qui se cuisinait (et nous donnait l'eau à la bouche) car il était déjà 14h !!! Sur ce même quai, nous avons été surpris d'entendre le chant d'un coucou et d'un autre oiseau qui sortait de deux microphones afin d'indiquer aux aveugles où se trouvait les escaliers. Il y avait aussi un relief au bord du quai pour éviter qu'ils s'approchent trop près des voies. Nous avons découvert avant d'arrivée à l'hôtel que tout les trottoirs avaient ces reliefs pour aider les aveugles à se repérer et aussi à être prévenu par le chant des oiseaux quand c'est le moment de traverser la route. C'est une ville où de nombreux aménagements existent pour les personnes handicapées. Une fois le sac retrouvé, nous avons repris le train pour enfin arriver à l'hôtel Sakura à 15h. C'est un petit hôtel très agréable avec internet et dont le bar restait ouvert 24h/24 c'était un point de rendez-vous pour ceux qui n'arrivaient pas à dormir. Les chambres étaient toutes petites, elles contenaient 2 lits superposés et ne pouvaient pas accueillir un lit supplémentaire, elles avaient également la climatisation comme dans tous les lieux publics au Japon à cause du climat très chaud et humide.
Devant le Sakura Hôtel Après avoir pris une bonne douche, nous sommes partis manger !!!La cuisine japonaise est délicieuse, elle se compose en grande partie de plat en sauce et de riz que nous avons mangé au moins une fois par jour pendant 2 semaines !!!Devant tous les restaurants, on voit des vitrines avec les plats qui sont servis à l'intérieur, ce ne sont pas des photos mais des vrais plats ou des imitations en plastique pour certains. Avec le ventre rempli, on se sent tout de suite plus d'attaque alors nous sommes partis pour notre première visite au « Kodokan », c'est là que se trouve les bureaux de la Fédération japonaise de Judo mais c'est surtout l'école créée en 1882 par maître Jigoro Kano fondateur du Judo . Autant vous dire que tout le groupe était impressionné !!! A l'entrée du Kodokan est érigée la statue du Maître Jigoro Kano. C'est un immeuble qui se dresse sur 8 étages, les 4 premiers étages sont constitués de bureaux de la Fédération de Judo, les 4 derniers se visitent pieds nus car ils contiennent des dojos (lieu où se pratique le judo).
A côté de la statut de Jigoro Kano, devant le Kodokan Nous avons assisté à un cours de Judo avec une trentaine d'enfants de 6 à 10 ans, ils sont tous silencieux et ne se plaignent jamais, le professeur ne démontre pas les exercices, les petits imitent les grands et apprennent de cette manière. Le soir après avoir mangé, nous sommes allés nous promener dans les rues de Tokyo, nous avons vu beaucoup de salle de jeux et de casinos, lieux très fréquentés par les japonais pour évacuer le stress de la hiérarchie qui existe partout dans leur société. Les trottoirs sont très propres, nous n'avons vu aucun déchet, chewing-gum ou mégot traîner par terre durant toute la durée de notre séjour. Mercredi 22 juin A partir de ce jour , le groupe ne se retrouve que pour manger et aller s'entraîner afin de laisser à chacun le choix de visiter ce qu'il désire. Je me suis donc levé à 8h pour prendre une douche et le petit-déjeuner. A 9h avec 5 autres personnes, nous sommes partis au temple d'Asakusa qui est un lieu de prière réputé pour être magnifique et aussi un marché dans lequel on trouve plein de boutiques pour touristes.
A 11h30, il fallait manger pour avoir le temps de digérer avant la leçon de Judo de l'après-midi. Nous avons mangé dans un restaurant à sushis. Les cuisiniers préparaient les plats devant nous, on voyait même les poissons nager dans les aquariums. A table, il n'y a pas d'eau mais un thé tiède, très fade et sans sucre (le sucre est très rare dans l'alimentation japonaise car il fait grossir, c'est difficile de s'en passer quand on est un gourmand !!!). Avant de servir les sushis, on nous donnes des serviettes humides pour se laver les mains (comme dans tous les restaurants), les sushis arrivent avec une soupe, une sauce pour le riz et du wasabi (c'est une espèce de pâte verte à base de piment très relevé). Tout est délicieux.
A 13h, nous sommes sur le tapis pour assister à un cours sur le Ju No Kata avec le Senseï Ichiro Abe. C'est un petit homme de 82 ans en pleine forme qui parle très bien le français. Il est Ceinture Noire 9 ème dan et son professeur Senseï Nagaoka était un des six élèves du Senseï Jigoro Kano. Le cours est très intéressant mais je digère mal les sushis et avec la chaleur c'est encore pire. Le cours s'est terminé à 16h, nous avons pu discuter, avoir des autographes et prendre quelques photos.
Senseï Ichiro Abe et moi A 18h, c'est l'heure de l'entraînement avec les universitaires qui préparent le championnat du Japon par équipes toutes catégories. J'ai énormément d'appréhension sur le déroulement de la séance avant de monter sur le tapis. Le cours commence par 10 minutes d'uchi-komi (c'est la répétition d'une technique avec un partenaire mais sans le faire chuter) ensuite nous enchaînons directement par les randoris (c'est-à-dire les combats) 15 fois 5 minutes 30, c'est très agréable de combattre avec des japonais, il y a beaucoup de déplacement, de vitesse et c'est très technique. Le cours se termine par 20 minutes d'étirements. Nous sommes tous épuisés par les randoris et la chaleur mais content d'avoir pu nous entraîner au Kodokan. Jeudi 23 juin Le réveil sonne à 7h30, je suis fatigué de la veille mais heureux de m'être entraîné au Kodokan. Comme tous les matins suivant, je prend mon petit-déjeuner et ma douche. Ce matin, nous allons à Ginza, c'est un quartier réputé car on peut y trouver tous les derniers appareils de haute technologie. On se rend encore compte que les japonais manquent de place dans leur pays quand on voit la hauteur des centres commerciaux, ils sont tous sur 5 étages au minimum. Chaque étage possède sa spécialité (ex : électroménager, hifi, vidéo, etc …) A l'heure du repas, nous nous retrouvons tous dans un restaurant où nous mangeons de façon traditionnel c'est-à-dire assis en tailleur sur de la paille de riz, c'est ludique mais ça devient inconfortable au bout de quelques temps.
Au restaurant sur de la paille de riz L'après-midi, je suis parti visité des jardins dans le quartier de Ryogoku
Les jardins dans le quartier de Ryogoku Ainsi que le temple des sumos, c'est un lieu qui fait temple, salle d'entraînement, salle de compétition et musée. Malheureusement nous n'avons pas vu de sumo car la saison de compétition se déroule d'octobre à avril.
Des sumos en grandeur nature Ensuite je suis allé dans le quartier de Ueno, il y a un grand parc qui contient un étang recouvert de nénuphars, on y voit aussi 2 temples. Jusque-là, nous n'avions pas remarqué de signe de pauvreté mais quand nous sommes entré dans le parc, nous avons vu beaucoup de bâches bleues qui servaient de tente à des sans-abris. Les parcs sont le lieu de rassemblement des SDF au Japon, autour de leur tente tout est propre et soigné.
L'étang de nénuphar dans le parc de Ueno et la ville à 200m du parc A 200 mètres du parc à peine, on se retrouve en pleine ville avec des magasins de 6 étages et des rues piétonnes remplies de boutiques de chaussures, d'articles de golf et de vêtements. Nous avons fait 15 km de marche dans l'après-midi et nous étions content quand nous avons mis les pieds sous la table au restaurant. Ce soir-là, nous avons beaucoup rit en mangeant car les japonais essayaient de manger avec une fourchette et un couteau alors que nous, on s'efforçait de se servir de baguettes. Finalement on se débrouillait beaucoup mieux qu'eux !!! Vendredi 24 juin Le matin, nous sommes partis à l'oriental bazar !! C'est un magasin de souvenirs réputé à Tokyo car on y trouve de tout et les prix restent abordables. Une fois que tout le monde eut fini ses achats, nous avons visité un des nombreux parcs que contient Tokyo. Dans celui-ci, nous avons pu voir un temple immense et juste à côté, un mémorial pour les victimes d'Hiroshima.
A midi, nous avons dégusté du calamar préparé et cuit de manière typiquement japonaise, c'est-à-dire cuit sur une grande plaque chauffante où tous les aliments sont préparés ou réchauffés en même temps. Après le repas, nous voulions visiter le temple impérial qui malheureusement était fermé pourtant les horaires indiquaient qu'il devait être ouvert mais tant pis. Ce sera pour une prochaine fois j'espère.
L'entrée du temple impérial
A 15h commençait le cours de judo avec le Senseï Toshiro Daïgo, Ceinture Noire 9 ème dan et 3 fois champion du Japon dans les années 50. Son professeur était un des six élèves de Jigoro Kano. Nous n'avons pas pratiqué de Judo car il était trop âgé pour démontrer mais nous avons parlé de l'évolution du Judo et de la différence qui existe entre les Japonais et les Français. A la fin du cours nous avons pu prendre quelques photos et avoir des autographes.
Après avoir pris une bonne douche, je suis parti dans le quartier d'Akihabara, il ressemble énormément au quartier de Ginza et il est lui aussi réputé pour ses magasins contenant de la haute technologie. La seule différence est que l'on trouve également des magasins remplis de mangas sur 7 étages et des sex shops aussi sur 7 étages. Samedi 25 juin Championnat universitaires du Japon par équipes toutes catégories. Il faut savoir qu'au Japon, il n'y a pas de club de Judo ou très peu. Le championnat universitaire est donc l'équivalent de notre championnat 1 ère division. Programme de la journée : Equipes féminines de 3 ou 5 selon les possibilités des universités Premier tour du tableau des garçons en fin de journée La compétition débute à 9h, les filles sont assez techniques et elles savent très bien faire les liaisons « debout-sol ». Le fonctionnement de la compétition a été difficile à comprendre au début ainsi que l'arbitrage qui est assez différent de ce que l'on peut observer au niveau mondial. Les Japonais se sont créés leurs propres règles d'arbitrage qui favorisent l'attaque et la technique. En fin de journée commence la compétition des garçons, il y a 62 équipes d'environs 10 combattants avec les remplaçants et la moyenne de poids doit s'approcher très fortement des 100 kilos.
Les 62 équipes de garçons avant le début de la compétition Dimanche 26 juin Championnat universitaires du Japon par équipes toutes catégories Programme de la journée : Equipes masculines de 7 combattants La compétition commence à 9h, la moitié des équipes a déjà été éliminée la veille lors du premier tour. Les garçons sont très complets à tous les niveaux autant physique, que technique et mentale. Ils font tous des liaisons debout-sol qui la plupart du temps leur permettent de remporter les combats. Les différences de niveaux entre les équipes sont impressionnantes, une équipe qui vient de gagner 7 à 0 peut très bien perdre 7 à 0 sur le tour suivant. Pendant cette journée, nous avons pu voir énormément de champions du monde et olympique de toutes les époques. Il y avait facilement 25 titres de champions du monde si on les additionnait. C'est l'équipe de Kokushikan qui a remporté le championnat, c'est d'ailleurs dans cette université que nous devions aller la première semaine avant qu'elle nous refuse un mois avant notre arrivée. En fin d'après-midi, nous sommes aller à Shinjuku, c'est un quartier fréquenté par des hommes d'affaires pendant la journée et qui se transforme en quartier « chaud » le soir. Nous sommes montés dans les Tokyo metropolitan, ce sont des tours de 243m de haut qui ressemble beaucoup à la cathédrale notre dame de Paris.
Nous avons mangé dans un restaurant et le soir nous avons fait une ballade dans les rues. Lundi 27 juin Nous sommes partis pour la ville de Tenri où nous avons passé la deuxième semaine. A 9h26 nous avons pris le Shinkansen qui est le TGV japonais. Tokyo et Tenri sont distantes de 500km, par temps clair on peut apercevoir le Mont Fuji sur le trajet, nous sommes arrivés à 11h45.
L'intérieur du Shinkansen Nous étions hébergés dans une auberge de jeunesse qu'on appelle Nishinji au Japon. Dans cette ville, le vélo est suffisant pour se déplacer, nous avons donc loué des vélos. A 14h30, nous avons mangés et ensuite nous sommes allés à l'entraînement sans les « kokos », les sport-études, car ils participaient à une fête. L'entraînement n'était pas intensif, c'était une remise en forme mais la chaleur était étouffante. Nous avons eu beaucoup de mal à nous remettre dans le rythme. Le climat était lourd, il faisait chaud et humide, c'est difficile à supporter quand on est pas habitué. Après l'entraînement, nous avons visité la ville qui comportent énormément de restaurants et des petits commerces comme toutes les villes japonaises. Les fruits sont hors de prix, 8€ le melon, 5€ les 2 pêches, etc … Le soir après le dîner, nous faisons une ballade à vélo et nous tombons sur le temple de Tenri qui sert de lieu de prières à tous les pratiquants de la religion tenrikyo mais nous en reparlerons plus tard. Mardi 28 juin Il est 7h30, c'est un matin très spécial car c'est le premier petit déjeuner typiquement japonais, il se compose de : C'est très bon et très complet même si personnellement je trouve qu'il manque de sucre. Après ça, il fallait ramener quelques souvenirs « judo » de notre voyage alors nous avons acheté des ceintures, des kimonos pour certains ou des t-shirts qui favorisent la perte de poids, etc … Une fois les achats effectués, le moment tant attendu arrive enfin, nous allons chez le COIFFEUR !!!! En temps normal, je me coupe les cheveux toutes les semaines mais selon la tradition, lors du premier voyage au Japon, il faut se raser le crâne j'avais donc laissé pousser mes cheveux pendant 1 mois !!!!!! J'ai senti mes cheveux tombés, c'était un vrai plaisir, j'en ai également profité pour me faire raser la barbe avec un peu d'appréhension dûe au coupe choux mais en fait c'est très agréable, je le conseille à tout le monde. Je suis donc parti le crâne dans le vent en direction du restaurant et tout de suite après une sieste s'est imposé pour tout le groupe, il fallait recharger les batteries avant l'entraînement, c'était aussi un moyen d'éviter la chaleur qui nous étouffait à l'extérieur. Entraînement avec les universitaires de Tenri, les professeurs sont Senseï Osokawa (Champion du monde et Olympique) et Senseï Shinohara (Champion du monde et vice-champion olympique à cause d'un certain David Douillet à Sydney). Le cours commence à 16h30, il n'est constitué que de combats : 16h : tout le monde est présent, il y a eu une vraie hiérarchie les jeunes élèves sont au service des plus âgés même s'ils n'ont qu'un an de différence. Ils doivent saluer les plus âgés en entrant dans le dojo, laver leur kimonos et balayer le tapis à la fin du cours. 16h10 : l'échauffement qu'ils appellent « Taïso » commence sous la direction de l'élève le plus âgé. A 16h20, c'est la fin du Taïso et on enchaîne tout de suite par des « uchi-komi » qui sont des séries de répétitions de techniques avec un partenaire. 16h30 : début du cours, un des professeurs donne le programme, c'est d'ailleurs la seule fois du cours qu'on entend leur voix et les combats commencent. Le programme est le même pour toute la semaine : 15 combats de 7 minutes, certains des combattants restent au centre et font tous les combats, on dit qu'ils sont en « taté », les autres peuvent se reposer quand ils le désirent. Les combattants en taté changent au bout de 8 combats. J'ai été en taté toute la semaine !!!!! - 3 combats de 5 minutes où tout le monde combattait Après tout ça, on fait le salut ensuite on recommence les uchi-komi pendant 20 minutes puis le Taïso pendant 10 minutes. A la fin des 10 minutes, le cours est terminé mais certains restent pour travailler la technique ou faire de la musculation.
Le dojo de Tenri Le cours a duré 3h et nous étions environ 130 sur le tapis. Inutile de vous dire dans quel état je me trouvais à la fin de la séance mais c'était un plaisir auquel j'ai participé avec une grande envie tous les jours jusqu'au samedi matin de 6h à 9h. Le programme d'entraînement est resté le même tout au long de la semaine. Mercredi 29 juin Petit déjeuner à 7h30 ensuite, je suis parti acheter des souvenirs pour la famille et les amis dans les rues de Tenri, j'ai pu ramener des cadeaux tels qu'un kimono traditionnel, un casque de samouraï, des masques de cérémonie, etc … A midi, nous allons tous mangés au restaurant avant de faire la sieste désormais quotidienne car si nous sommes fatigués à la fin de l'entraînement, on ne se couche jamais avant minuit. Je commence à être vraiment très fatigué donc j'ai encore plus de mal à m'endormir et je ne dors que 5h par nuit environ. Après l'entraînement, on rentre à l'auberge de jeunesse pour poser nos affaires avant de se réunir pour aller manger. Après le restaurant, on se dirige vers un petit supermarché ouvert 24h/24 et on y achète une glace pour avoir un peu de sucre, c'est notre petit rituel depuis le début du voyage. Jeudi 30 juin Réveil à 7h30 pour le petit-déjeuner, je commence à faire une overdose de riz, c'est toujours le même riz blanc du matin au soir quel que soit le resto. Je préfère ne rien manger plutôt que de me dégoûter encore plus. Les céréales et les tartines de Nutella manquent à mon estomac !!!! A 10h nous visitons le temple de Tenri et donc de la religion Tenrikyô. C'est un temple immense tout en épicéa, la salle de prière à elle seule mesure 8500m² et il y a plus d'un kilomètre si on parcourt tous les couloirs.
Le temple de Tenri - Fondement et explication de la religion Tenrikyô : Le chef de cette religion se nomme le Shimbashera, c'est le descendant de Miki Nakayama. La religion Tenrikyô a été fondée le 26 octobre 1838 par Miki Nakayama lorsqu' Oyagami qui est le dieu-parent a révélé sa volonté de sauver les êtres humains. Si Oyagami a créé ce monde, c'est pour mener l'Homme à la vie de joie et aussi pour pouvoir se réjouir lui-même en la regardant. Oyagami est le dieu-parent de toute l'humanité, les Hommes sont tous ses enfants. Oyagami enseigne que chacun d'entre nous lui emprunte un corps et que seul notre cœur nous appartient en propre. La réalisation de la vie de joie dépend donc de notre cœur. Toute pensée à l'encontre de la volonté divine se voit assimilée à de la poussière, cause de tous nos maux. Aussi, sommes-nous invités à balayer sans cesse cette poussière qui s'accumule dans notre cœur à notre insu. Les tenrikyô sont plus de 2 millions au Japon et environ 3,5 millions à travers le Monde. Si le judo est si développé à Tenri, c'est grâce au grand-père du shimbashera actuel qui pratiquait le judo. Il s'est investi pour que la ville de Tenri ait son groupe de judokas universitaire, Tenri est donc la première ville japonaise à avoir eu une équipe universitaire. C'est aussi l'université qui reste la plus traditionnel de toutes.
Le grand-père du Shimbashera actuel Après cette visite, je suis parti avec un petit groupe faire une ballade à vélo en montagne. Nous avons vu une forêt de Bambou et sur le retour, nous nous sommes arrêtés pour voir le dojo des kokos où nous devions nous entraîner le jour où l'on est arrivé. Ensuite on est redescendu vers la ville car c'était bientôt l'heure de manger.
La forêt de Bambou dans les montagnes L'après-midi, c'est la sieste et l'entraînement pour ne pas changer les bonnes habitudes et le soir un restaurant avant d'aller acheter une glace. Vendredi 1 er juillet Nous partons pour Nara à 8h16, cette ville fut la 1 ère capitale du Japon. C'est une ville très touristique avec beaucoup de temples, de bouddha, de boutiques. Elle est aussi réputée pour ses biches qui se promènent en toute liberté et qui se laissent caresser facilement.
Les biches de Nara On marche beaucoup et vite pour visiter un maximum de temple, c'est une ville très montagneuse, nous montons et descendons énormément de marche. Nous devons être revenu à Tenri pour l'entraînement à 16h10. L'entraînement se déroule de la même manière que les autre jours jusqu'à ce qu'on me fasse remarquer la présence de Todehiro Nomura qui est triple champion olympique dans la catégorie des moins de 60 kilos. Nous avons pu observer son judo et certain on pu faire un combat pour ressentir quelques sensations notamment celle du tapis quand ils chutent !!! A la fin de l'entraînement, nous avons fait des photos avec Todehiro Nomura et Senseï Osokawa, ils sont tous les deux très gentil et abordable.
Le soir à l'auberge de jeunesse, nous avons pris l'apéritif avec les boissons et les biscuits que nous avaient offert le loueur de vélos. Samedi 2 juillet L'entraînement se déroule de 6h à 9h, ensuite nous partons à 9h33 pour Kyoto qui fut la 2 ème capitale du Japon. Nous avons passé 45 minutes dans le bus pour nous rendre sur les lieux que nous voulions visiter. Nous avons visité le temple d'or, le temple d'argent, et un temple sur piloti à flanc de montagne.
Le temple d'or (à gauche), le temple d'argent (à droite) et le temple sur pilotis (en dessous)
Tous ces temples sont entourés de jardin avec des étangs, on peut y voir les jardiniers qui taillent les arbres, balaient la mousse pour enlever les feuilles et font des sculptures de sable.
Les jardins des différents temple qu'on peut trouver dans Kyoto. Au retour, nous avons visité la gare qui était en fait un gigantesque centre commercial qui s'élevait sur 12 étages, chaque étage avait son domaine : vêtement, décoration maison, sport, etc. En revenant à Tenri, j'ai effectué mes derniers achats-cadeaux et ensuite j'ai fait mon sac au moins 3 fois pour que toutes mes affaires et les cadeaux rentrent dedans. Je me suis couché en pensant au 2 semaines passées, j'étais content de revenir en France pour revoir ma famille, mes amis et manger autre chose que du riz mais je serais bien rester aussi pour faire un peu plus de Judo. Dimanche 3 juillet Nous nous réveillons à 6h15 pour le petit déjeuner, il faut encore 1h de bus environ pour aller à Osaka où se trouve l'aéroport. C'est d'ailleurs pour cette aéroport qu'ils ont construit une île artificielle, en arrivant sur l'île j'ai vraiment été surpris, je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi imposant. Nous avons décollé à 10h40 du Japon la tête pleine de souvenir à faire partager…. … mais l'aventure continue car dès la rentrée, je vais réaliser une exposition photos et des mondos (c'est une discussion où tout le monde est assis en cercle sur le tapis de judo) dans mon club de judo pour essayer de répondre aux interrogations de tous sur mon voyage. C'est un travail que j'ai déjà commencé avec mon professeur de judo qui est très friand de toute cette culture et qui aurait voulu partir avec moi au pays du soleil levant.
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